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C’est un sujet qui me tient particulièrement à coeur. Pourquoi celui-là plus qu’un autre ? Je ne peux pas vraiment l’expliquer. Chacun a une sensibilité différente et même si j’essaye de m’engager sur toutes les voies d’une consommation plus responsable, c’est au niveau de la mode que je suis pour le moment, la plus impliquée. J’ai donc décidé de dire non à la fast fashion, même si vous allez voir, c’est moins évident qu’il n’y paraît…

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© Pixabay (xusenru)

La fast fashion, c’est quoi ?

Autant commencer par le commencement : avant de vous parler de ce que je fais pour m’habiller de façon plus responsable, on va définir ce qu’est la fast fashion, soit la mode éphémère. Rappelez-vous, dans un passé pas si lointain, nous achetions de nouveaux vêtements assez rarement. Pendant les soldes ? A la rentrée scolaire ? Pour les fêtes de fin d’année ? Tout du moins de manière assez occasionnelle. Pourquoi ? L’achat d’une pièce représentait un certain investissement, qu’il soit financier ou affectif finalement. On savait que ce vêtement allait nous suivre pendant longtemps, on économisait pour se payer un manteau que nous avions repéré depuis des semaines voire des mois. Aujourd’hui, il est presque impossible de « repérer » quoi que ce soit. Les collections des enseignes de prêt-à-porter sont sans cesse renouvelées : d’une semaine sur l’autre, vous ne trouverez pas les mêmes articles en rayon ; d’où entre autres, ce besoin de « tout avoir tout de suite », avant qu’il ne soit trop tard.  Ce fonctionnement de l’industrie de la mode provoque aussi autre chose chez le consommateur : cette impression d’être sans cesse dépassé, de toujours devoir acheter pour être tendance… Tendance selon qui ? Selon l’industrie de la mode encore une fois. Si on synthétise grossièrement, on nous prend bien pour des cons(sommateurs).

Un autre point important de la fast fashion, c’est son prix ! D’après vous, comment est-il possible de produire un tee-shirt que l’on achète 5 euros ? Avant de parler de la qualité des tissus sélectionnés pour confectionner nos vêtements, on devrait surtout se demander qui les fabrique… Des femmes, souvent, payées une misère et réduites en esclavage si elles veulent survivre et élever leurs enfants. C’est le meilleur des scénarios, car il y a une autre possibilité : mourir. La mort à cause de la pression des grands groupes qui veulent produire toujours plus et toujours moins cher, sans pour autant assurer la sécurité des ouvriers qui travaillent dans des ateliers aussi solides que des châteaux de sable. C’est ce qui s’est passé en 2013, quand au Bangladesh, le Rana Plaza s’est effondré et a provoqué la mort de plus de 1 000 personnes. Mourir pour un tee-shirt qu’on ne va peut-être même pas porter, qui va rester enfoui dans un placard et qui finira à la poubelle un an plus tard car complètement démodé… Mode éphémère oui, mode jetable aussi…

Ma transition est toute trouvée pour vous parler de l’impact de la fast fashion sur l’environnement. Nous parlions justement de la cadence effrénée des collections qui s’enchaînent sans relâche, ce qui, inévitablement, génère un énorme gaspillage. D’argent oui, mais aussi et surtout des ressources de notre planète. Faute de pouvoir être recyclées, des millions de tonnes de vêtements finissent à la décharge, où la dégradation des fibres naturelles comme le coton, le lin ou encore la soie produit du méthane (un gaz à effet de serre).  Les fibres synthétiques (polyester, nylon, acrylique) sont elles aussi nocives pour l’environnement, puisque dérivées du pétrole : leur biodégradation prendra des centaines d’années.

Je m’arrête là, même s’il y a encore beaucoup à dire. Pour plus de détails sur la fast fashion, je vous invite à regarder le documentaire The true cost, disponible sur Netflix. En tout cas ce qui est certain, c’est que si cette industrie prospère aujourd’hui, c’est grâce à nous. C’est nous qui continuons d’acheter, au rythme imposé par des enseignes telles que Primark, H&M et Zara.

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© Pixabay (Alexas_Fotos)

On achète moins, on achète mieux

Par opposition, la slow fashion se veut, comme son nom l’indique, plus lente. On prend plus de temps pour acheter des vêtements : acheter une nouvelle pièce (re)devient un acte réfléchi : on l’apprécie, on prend plaisir à la porter, on en prend soin… On préfère la qualité à la quantité, en misant sur des vêtements qui nous accompagneront pendant plusieurs saisons. Enfin, on se demande où ils ont été fabriqués, avec quoi, par qui… Cela semble facile dit comme ça non ? Mais en réalité, cela demande pas mal d’efforts…

L’occasion

Le premier geste slow fashion selon moi, c est de donner une deuxième vie à un vêtement. Je suis une grande adepte de la seconde main, que ce soit en tant qu’acheteuse ou que vendeuse (notamment pour les vêtements de ma fille). J’utilise principalement deux plateformes en ligne : Vinted et Videdressing. C’est devenu un réflexe : quand j’ai besoin de quelque chose en particulier, j’effectue une recherche sur ces sites. Et si je ne trouve pas mon bonheur, je me dirige ensuite vers du neuf.

Les marques éthiques

Je n’en connais pas encore beaucoup, je les découvre petit à petit. Parmi elles Ekyog, une marque française respectueuse de la nature et des Hommes, qui propose des vêtements tendances de qualité. En Angleterre, il y a aussi People Tree et Komodo, symboles d’une mode éthique et durable, qui offrent un large choix de vêtements actuels eux aussi. Je continue avec « Instinct », la gamme éco-responsable de chez Bonobo et aussi Patagonia, qui oeuvre pour une responsabilité environnementale et sociale.

Acheter français ? 

Pour ma part, ce que j’aimerais vraiment, c’est pouvoir acheter Made in France (sans vouloir me la jouer Montebourg). Mais est-ce vraiment possible ? Au départ, je me dirigeais vers des boutiques françaises telle que Sud Express. J’étais contente. Sauf que ces enseignes ont beau être françaises, elles font des vêtements Made in China… Mais je garde espoir : dernièrement j’ai découvert Breizh Angel, une entreprise bretonne qui revisite l’indémodable marinière ou encore qui fabrique ses jeans dans son atelier de Guingamp. Un coup de coeur. Je souhaite justement investir dans un nouveau jean, ce sera certainement mon prochain achat. Je suis aussi tombée sur le site byfrancais.com, qui recense un grand nombre d’articles fabriqués en France : vêtements, accessoires, cadeaux déco…

La slow fashion dans mon dressing ?

Pas vraiment… Je ne vais pas mentir, si aujourd’hui je fais l’inventaire de mon armoire, la plupart de mes vêtements proviennent toujours de chez H&M et compagnie. Ils ont été achetés, ça ne sert à rien de s’en débarrasser : autant que je les porte jusqu’au bout. En revanche, je ne mets plus un pied dans ce genre de boutiques. Dans d’autres magasins, je fais bien attention aux étiquettes. De manière générale, j’essaye de privilégier une fabrication européenne (ce qui malheureusement, n’est pas toujours un gage d’éthique, je pense par exemple à la Bulgarie). Et puis parfois, je fais des choix : acheter un pull conçu au Portugal de chez Zara ou plutôt Made in P.R.C (République populaire de Chine – bon à savoir) chez un petit commerçant de ma ville ? Je n’ai pas forcément la bonne réponse, c’est à chacun de voir ce qui lui semble le plus juste. Je trouve vraiment dommage que cette mention « Made in » ne soit pas spécifiée quand on commande sur Internet. A mon sens cela devrait même être obligatoire, pour que le consommateur achète en toute connaissance de cause. 

Donc petit à petit, quand un nouvel achat se présentera, je souhaite « nettoyer » mon dressing. Mais pour cela, il faut de l’argent ! Car oui, dire non à la fast fashion, c’est aussi payer (beaucoup) plus cher ses vêtements. La solution : en acheter moins… tout simplement. Moins mais mieux (on y revient toujours). Voir mon article sur la garde-robe capsule.

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© Pixabay (Skitterphoto)

Prochainement, au fil de mes découvertes, j’aimerais vous présenter certaines pièces de mon dressing dans des billets un peu plus axés mode. Peut-être avec mon futur jean Breizh Angel ? ^^ Cela vous plairait ?

Je me rends compte que cet article qui devait être assez concis est finalement devenu un bon gros pavé… Je me suis laissée emportée on dirait. Je vous l’ai dit, ce sujet me tient à coeur. Mais je tiens à préciser une dernière chose : je ne suis pas parfaite. L’important à mes yeux est de s’informer, et d’agir aussi, mais à sa mesure et selon ses convictions personnelles. 

Merci de m’avoir lue & au plaisir de vous lire,

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